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mardi 28 juin 2011

Margie Gillis dans la mire de Sun News : l'Art n'est pas une perversion pécuniaire!

Qui de mieux pour remettre en question une industrie aussi prolifique, impressionnante et inspirante que celle des Arts et de la Culture, qu'une pouliche blonde (Krista Erickson) de la Fox News du Nord qui admet, en entrevue, et avant de devenir cinglante à l'égard d'une créatrice artistique de renom (Margie Gillis), que le sujet n'est pas sa cup of tea...
"C'est parce que tsé, chérie, t'avais pas besoin de le dire... on l'a compris, après cinq minutes d'entrevue, cocotte, tsé..."
-Madame Toutlemonde-Qui-Se-Fait-Souvent-Prendre-À-Tort-Pour-Une-Conne-
Fonds public + Art - Sun News = Bonheur!... mais, si seulement ils la fermaient!
Pour l'instant, Sun News ne commence qu'à peine son périple dans le paysage télévisuel canadien. Margie Gillis, chorégraphe renommée québécoise, est l'une des premières "victimes", dans le domaine des arts et de la culture, d'un mode de pensée droististe-dysfonctionnant-en-vase-clos et qui mènera sans aucun doute les arts et la culture à passer un mauvais quart d'heure sur la place publique. À quoi? À justifier leur existence et leur financement, devant des animatrices fendantes, condescendantes, populistes et soit-disant en droit d'exprimer leur opinion personnelle parce que des gens sont aussi d'accord avec elle... laissant croire à toute la population canadienne que Margie Gillis dilapide des fonds publics depuis 39 ans de carrière pour faire des zig-zags avec ses bras.
"Ça c'est de la réthorique, Ginèètte! Même moé j'ai passé mon cours Philosophie et Rationnalité au CÉ-HEP!"
-Chum de Madame Toutlemonde-Qui-Se-Fait-Souvent-Prendre-À-Tort-Pour-Une-Conne-Dont-On-Connaît-Maintenant-Le-Prénom-
Mais - bordel de merde - sommes-nous encore à l'ère d'établir l'utilité sociale et humaine et la crédibilité du domaine des arts et de la culture, après des siècles de mécénat artistique, de développement de cette industrie dont il n'est plus vraiment d'actualité de remettre en question l'existence? Mais, pire : en sommes-nous à donner la direction de ce débat par Krista Erickson de la Sun News? Oui, car semble-t-il, une grande noirceur #2 frappera bientôt le pays. Notre pays tout entier. Celui dont aimerait ne pas faire partie, plus souvent que parfois, en observant les divergences d'opinions entre la droite canadienne et la gauche québécoise. Habillons-nous tous de couleurs extrêmement vives prochainement, car la culture canadienne va en souffrir un coup, et comme nous sommes toujours différents du reste du Canada, il faut bien leur montrer que nous, ça nous atteint pas, leur sophistique médiatique à deux cents!

"Maudit qu'on est ben icitte, quand on check ça, hein! Nous autres on a Richard Martineau! HÉ QU'ON EST BEN HEIN! HEINNNNNNN!"
-Kekun de vraiment impertinent-

Mais, tant qu'à faire des débats à deux cents, voici my two cents...
Il y a clairement une différence entre l'ambition d'un artiste d'être un pionnier et un innovateur en matière de création, et un artistique qui désire faire la même chose en matière d'entertainment. Les deux ne visent pas le même objectif, n'ont pas le même processus créatif, les mêmes ressources financières et techniques, et ne font pas partie de la même structure économique.

L'un est financé et encouragé par les finances publiques, car il développe le champ de l'art, afin que se renouvellent et se démocratisent les pratiques, les modes de "consommation" des produits culturels; il est pour ainsi dire un investissement dans la culture, à très long terme, sans viser les retombées pécuniaires à court terme. C'est un investissement dans le capital humain. Cet art, ce n'est pas le fruit d'une entreprise privée : c'est un bien PUBLIC! On s'en fout des profits, ici, et c'est pour ça que le public intervient : le privé ne s'y intéresse pas, car le privé vise des intérêts financiers.

Mais, c'est ce qui semble dur à oublier, pour les pouliches blondes de la Fox News du Nord...

Si on fait des profits, au passage, lors d'un processus de recherche-création, c'est super, mais ce n'est pas nécessairement "plus profitable". On ne peut assujettir une "recherche" au profit financier : ce serait comme dire à un scientifique de garantir qu'il va trouver un remède contre le SIDA pour obtenir sa subvention de recherche. Garantir que vous allez inventer le prochain mouvement artistique lucratif du siècle pour obtenir votre subvention, c'est impossible, mais la recherche n'est pas vaine pour autant. La recherche sert des intérêts humains avant toute chose, et si elle génère du profit à long terme, tant mieux. Mais, à court terme, on n'y pense même pas. On en a rien à branler que les fonds publics soient utilisés pour la recherche, on est même ben contents, parce que sinon, y en aurait pas de culture.

Par contre, si l'on encourage de l'entertainment à se développer, il s'agit d'autre chose. Les conservateurs semblent mieux aimer et comprendre ce type d'art et son utilité. Quand on regarde leur discours sur la science, la théorie de l'évolution, on ne devrait pas se demander pourquoi ils sont aussi méfiants à l'égard de la "recherche", point. Pourquoi? Parce qu'ils Savent. Si on Sait, pas besoin de chercher.

Être contre l'Art non-capitaliste génère un problème de civilisation
La recherche de la connaissance et de l'expression humaine va toujours menacer les gens en quête d'Absolus et qui ont des idées arrêtées sur le monde. Je propose de les brûler. Ils contaminent notre air, avec leurs paroles sales. Où est-ce qu'on s'en va, si la liberté artistique et créative de l'Homme doit se limiter à une conception matérialiste de l'utilité des choses et des processus de la vie?

Donner à Margie Gillis, en toute légalité et conformité des politiques des CALQ et CALC, une somme d'un peu plus d'un million de dollars, sur 39 ans, c'est pas la fin du monde, considérant le "bagage" qui a été développé et qui demeurera dans l'histoire de l'art pendant des décennies voire des siècles. Voulez-vous le savoir, c'est quoi, la VRAIE fin du monde? La culture populaire a généré la téléréalité et les blockbusters-poubelle des six dernières décennies. Avec le budget d'UN blockbuster américain, et puisqu'on parle de fin du monde, prenons en exemple le film à sensation 2012, qui a été produit en 2009 pour la modique somme de 200 millions de dollars. Bien sûr, il s'agit de financement privé. Les américains, y s'arrangent, eux-hôtes! Mais, n'empêche-t-il, qu'en tant que civilisation, qu'avec une vision moins capitaliste des arts et un sens des priorités plus rafinné, on aurait pu permettre à près de 200 ARTISTES COMME MARGIE GILLIS D'AVOIR UNE CARRIÈRE PROLIFIQUE ET REMPLIE D'UNE DURÉE DE 40 ANS!

Dites-moi c'est quoi, le vrai drame, Krista Erickson? L'investissement public dans les arts ou votre liberté d'expression?
-Michaël Giguère-




Pour dénoncer la mécréante de Sun News, suivez les directives de la page facebook du Conseil Québécois du Théâtre (il faut aimer la page) 

Pour ceux qui n'ont pas suivi la récente polémique autour des propos de Krista Erickson de Sun News, voici quelques articles pour vous hérisser le poil des bras
-Margie Gillis piégée par SUN News | Richard Therrien, Cyberpresse
-La compassion de Sun TV News | Marc Cassivi, Cyberpresse
-Pauvres artistes! | Blogue de Richard Martineau, Canoë



mercredi 22 juin 2011

Un blogue-kaléidoscope de l'exploration/création contemporaine

Vous avez été témoin de plusieurs refontes de ce blogue, dans les derniers mois. C'est un signe des temps, car plus que jamais ce blogue sera ciblé et dédié à des sujets de pointe concernant l'exploration et la création contemporaine. C'est pourquoi il a été renommé "États d'Art". Et vous êtes de plus en plus nombreux à me lire, et je vous écrit ici de manière un peu plus personnelle pour expliquer ce changement.


L'idée de davantage cibler autour de l'exploration/création m'est venu d'un désir profond d'apprécier les démarches créatives pour ce qu'elles sont : complexes et subjectives. Essayer de rendre un regard objectif sur de l'intangible aussi pur m'inspire, me captive, et, est un défi en soi, car on ne peut qu'aspirer à l'objectivité sans jamais s'y rendre parfaitement.

C'est donc dans un esprit de rejet de l'Absolu que je désire maintenant écrire, car les choses ne sont pas ce qu'elles sont. Elles sont ce que l'on perçoit. Les choses peuvent être des milliers de choses en même temps, si on les déconstruit dans le regard de chacun. J'ai toujours eu ce regard naïf sur les choses, et étant plus idéaliste il y a de cela un moment, j'ai appris à la dure que les Absolus n'existent pas.

Ainsi, sur ce blogue, quel que soit le sujet traité, je me contenterai de transmettre mes perceptions, en essayant d'être le plus objectif et analytique que possible, tout en ne proposant pas de façon unique de percevoir l'art ou la société. Je proposerai ma façon, en mettant parfois mon grain de sel, mais je voudrai avant tout vous faire découvrir, vous enchanter et vous inspirer par mes découvertes... ou vous faire réagir! Je vais ainsi essayer de trouver du contenu unique qui a plus de valeur que de simples "nouvelles" culturelles et artistiques. L'actualité pourra prendre une place importante, dépendant de l'humour du cours des choses...

États d'Art, ce sera un blogue de points de vues, de prises de positions sur l'art, la société, la culture, sur la complexité humaine et la façon de relier et comprendre les deux, dans différents contexte.

Dans un souci d'enrichir mes futurs billets, n'hésitez pas à poursuivre les discussions en commentant. J'essayerai de vous laisser des portes ouvertes... saisissez-les et exprimez-vous afin qu'on partage nos vues sur ce qui nous passionne vraiment.