VEUILLEZ NOTER QUE CE BLOGUE A CHANGÉ D'ADRESSE ET SERA BIENTÔT UNIQUEMENT DISPONIBLE AU WWW.MICHAELGIGUERE.COM DANS LA SECTION "ÉTATS D'ART". D'AUTRES SECTIONS SERONT ÉGALEMENT AJOUTÉES.
Affichage des articles dont le libellé est musique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est musique. Afficher tous les articles

mardi 7 juin 2011

Mutek @ Piknik Électronik : deejaying on the fly!

À l’événement MUTEK @ PIKNIC ÉLECTRONIK présenté pour la 12e édition du festival international de créativité numérique et de musiques électroniques MUTEK, l’électricité nocturne, musicale et visuelle des premières nuits endiabléesmutekiennes de juin s’est photosynthétisée sous le ciel dégagé et le soleil chaud du Parc Jean-Drapeau de Montréal, permettant un refill momentané de vitamine D. Ce fut l’occasion pour MUTEK, leurs DJs et leurs fans de se réconcilier avec le PIKNIC et Mère Nature.
Dès 14h, la scène principale commence à se survolter avec plusieurs petits sets spontanés comprenant les duos français Alex & Laetitia de Katapult et Le K. Mais, il est encore trop tôt pour danser. Les gens se promènent sur le site, mangent, discutent, prennent un verre, pique-niquent… ou arrivent plus tard. Malgré tout, plusieurs se massent déjà devant la scène principale pour ne manquer aucun des faits et gestes des premiers DJs.
Vers 15h, la scène Guru s’énergise avec l’américain Sutekh qui prend le contrôle de l’ambiance principale de cette fin d’après-midi sur le bord de l’eau. Les gens sont encore relax, mais s’entassent graduellementIls se lèveront pour le populaire et apprécié DJ britannique James Holden, suivant à 17h.
À 17h, des gens s’entassent encore à la scène principale pour entendre le duo montréalais Flabbergast, rarement de passage à Montréal. « Ils sont très présents en Europe, mais rarement ici, ironiquement. Ils offrent surtout des performances spontanées, des jams live, lorsque l’occasion de présente alors qu’ils sont de passage à Montréal », nous a raconté Dimitri Nasrallah*campaign manager pour l’édition MUTEK 2011, et travaillant pour l’organisation depuis leurs tout débuts en 2003. « Guillaume Coutu-Dumont et Vincent Lemieux(Flabbergast) sont très talentueux […] et leur présence spontanée à Montréal cadre très bien avec l’esprit de l’événement MUTEK @ PIKNIC d’aujourd’hui […] car ayant eu de la pluie pendant les cinq dernières années à tous les MUTEK @ PIKNIC, nous ne voulions pas trop booker un lineup de DJs d’avance et être plus spontanés dans notre programmation […] », nous explique-t-il. « La météo a trop déçu de fans et de DJs dans les dernières années, mais aujourd’hui, les plus spontanés pourront ouvrir leur DJ case et spinner leurs chansons favorites. They’ll be deejaying on the fly! », rajoute-t-il.
En effet, jusqu’à 21h30, le lineup de DJs de MUTEK @ PIKNIC comprendra plusieurs petites surprises musicales. Comme Dimitri Nasrallah nous a également fait part en début de journée, ce ne sont pas les sets habituels qui seront joués aujourd’hui. On pourra entendre, par ci et par là, quelques extraits de chansons bien connues, au choix des DJs et des programmeurs. En début de soirée, nous avons par exemple pu reconnaître Everything in its right place de l’album KID A de Radiohead, remixée par Sety & Mossa, duo américain suivant Flabbergast et James Holden. Nous avons aussi entendu quelques tubes des années 90 dont les noms nous échappaient…
Mais, enfin, on va à MUTEK @ PIKNIC surtout pour s’amuser, déconnecter, être dans le moment présent, apprécier les paysages sonores et naturels, sentir les vibrations de basses grasses dans le sol, et se laisser extasier par quelques moments d’absence mentale. Au diable les années 90, let’s just dance!
Autre(s) article(s) relatif(s) à ce sujet

Site officiel du Festival Mutek
Site officiel du Piknic Electronik 
*Les propos de Dimitri Nasrallah ont fait l'objet d'une traduction libre de l'auteur de cet article. 


Crédits photo : Vincent Dhulster

samedi 21 mai 2011

L’Ensemble Vocal Les Nanas : entre légèreté et autodérision


Les demoiselles friandes d’harmonie lyrique de l’Ensemble Vocal Les Nanas ainsi que Jacques Lachapelle, directeur musical et co-fondateur de l’ensemble ont une complicité bien intégrée. Malgré le jeune âge de l’organisation montréalaise, Les Nanaset leur pôle masculin prennent en assurance, en qualité et en popularité, d’année en année.
Le groupe vocal donnait le samedi 14 mai dernier la première de deux représentations de leur quatrième concert annuel Ces petits riens, enchaînant tour à tour des succès jazz hispanophones et anglophones, mais surtout francophones, des années 40, 50 et 60.
Rien de plus, mais rien de moindre… car c’est devant une Sala Rossa bondée – dont on avait enlevé la majorité des tables qu’il y avait l’an passé à pareille date, pour accueillir plus de spectateurs – que Les Nanas ont fait leur entrée. S’enchaîne alors un répertoire jazz populaire éclectique, parfois interprété avec des influences de la musique gospel ou française, la majorité du temps sans soliste, mais toujours en légèreté.
Des chansons de Tina TurnerPierre Lapointe,Ariane MoffattAretha FranklinThe EaglesCole PorterCatherine Major et Serge Gainsbourg ont entre autres été interprétées, de manière sobre et fidèle au répertoire de ces artistes. Quelques chansons ont néanmoins été réinterprétées et réarrangées par Jacques LachapelleVincent Morelet Sylvain Bertrand, offrant au public une différente vision de ces classiques, parfois même… humoristique.
Le public se rappellera en effet longtemps de la réinvention de la chanson C’est beau un homme deShirley Théroux, dont la majorité des paroles avait été réécrite par un Jacques Lachapelle désirant rendre hommage à son petit-ami, assis dans la salle, dont c’était l’anniversaire ce soir-là. « Il est beau mon homme, il est sexy mon homme...», l'a-t-on entendu affirmer, pendant le refrain de ce grand classique, au très grand d'un public visiblement très gay friendly.
Étant effectivement un être dont l’orientation sexuelle ne semble plus être un secret pour personne et dont l’ego semble aussi gros qu’un trou de souris,Jacques Lachapelle a fondé avec Sylvie Bourbonnière l’ensemble vocal dans la foulée des premiers (et derniers, doit-on souligner) Outgames mondiaux, à Montréal, en 2006. « Je suis très fier de cet ensemble, particulièrement parce qu’il répond à une clientèle moins visible dans la communauté gaie et lesbienne. Plusieurs bars pour hommes existent, plusieurs activités sont offertes aux hommes, mais peu aux femmes », affirme le directeur musical de l’ensemble. Bien que L’Ensemble Vocal Les Nanas a été fondé dans l’esprit d’offrir quelque chose à la communauté lesbienne montréalaise, ce dernier souligne toutefois que le « chœur se veut ouvert d’esprit et sans discrimination à l’égard des orientations sexuelles de chacune ». On aime ça!
L’ensemble rêve de se retrouver un beau jour au Festival de Jazz de Montréal. On leur souhaite !



Pour s’inscrire à l’ensemble vocal pour l’automne ou en apprendre davantage sur Les Nanas.


Mention spéciale pour le site web qui est particulièrement très esthétique.

Jorane à l'Usine C : une sorcière s'accordant... à pas de cordes!


C’est une Jorane charismatique et ensorcelée par sa propre musique qui effectuait ce 18 mai dernier sa rentrée montréalaise à l’Usine C, après une courte tournée en France, en Pologne et au Liban. Dans une ambiance feutrée et intimiste, la musicienne multi-instrumentiste québécoise a offert une performance comprenant l’essentiel de son nouvel album Une sorcière comme les autres (2011), lancé au début février dernier. La mise en scène épurée comprenait l’artiste élégamment vêtue d’une robe noire, armée de son violoncelle, de sa harpe et de son ukulélé.
Malgré une mauvaise grippe et une congestion nasale dont elle a vite fait l’état au début du spectacle,Jorane a affirmé que « tout va bien… car je suis amour, et j’aime… », enchaînant ensuite avec la première chanson de sa performance, Les gens qui doutent, chanson phare à l’origine de son dernier projet d’album.
L’ensorceleuse a aussi offert à son public plusieurs chansons issues de ses précédents albums, notamment Film III de 16mm (2000); StayThe Caveet Fragile de The You and the Now (2004); et Pour ton sourire de Evapore (2004). Il n’y a que deux chansons de son dernier album qu’elle n’a pas interprétées, laissant une place égale à ses nouvelles et anciennes compositions, dont plusieurs sont des reprises.
Étant bien connue pour reprendre les textes et les mélodies des grands de la chanson québécoise,Jorane a offert de multiples réinterprétations à son public. Il s’agissait majoritairement de chansons de son dernier album, soit Pendant que les champs brûlent du groupe NiagaraLes gens qui doutent etUne sorcière comme les autres d’Anne SylvestreLe départ de Gilles VigneaultMarylin et John deVanessa ParadisL’engeôlière de Richard DesjardinsSuzanne de Leonard Cohen et Je te laisserai des mots de Patrick Watson. L’artiste a également interprété deux reprises n’étant pas sur son dernier album, soit Pleine lune en décembre deZachary Richard et Le temps passe de Pauline Julien.
Juste avant de quitter pour l’entracte, c’est la réinterprétation de J’ai douze ans de la diva québécoise Diane Dufresne, émouvante et lyriquement spectaculaire, qui a récolté le plus d’applaudissements de la soirée. Cette chanson enlevante n’est pas sur le dernier album de l’artiste, à la grande déception des fans de l’artiste. Dans le programme de la soirée, le titre de la chanson n’apparaissait pas. En remplacement, il était écrit « hommage à une grande sorcière québécoise ». La chanteuse a laissé deviner à son public à qui elle rendait hommage.
Toute la soirée, Jorane, particulièrement en forme, a offert une performance vocale déployée, grande, sincère et émouvante. Le public, particulièrement enchanté par le retour de la chanteuse et musicienne sur les planches montréalaises, n’a cessé tout au long du spectacle de clamer son affection pour la chanteuse. « On t’aime Jorane», « Bravo! », « Wow! » ou des qualificatifs comme « Ensorcelante! », ont été lancés à brûle-pourpoint par celui-ci, à différents moments de la performance.
La foule en pâmoison s’est aussi laissée aller à siffloter pendant la reprise de la chanson Pendant que les champs brûlent du groupe Niagara. Et,Jorane, qui adore faire chanter son public, a aussi demandé à deux reprises la participation vocale de son public. L’atmosphère chaude, sombre et intimiste de l’Usine C se couplait particulièrement bien avec la performance de la musicienne confirmée, faisant voguer son public au rythme de ses mots et de ses mélodies gracieuses, langoureuses, pleines de désarroi, mais surtout, de lumière.
L’album Une sorcière comme les autres est maintenant disponible en magasin. Il est possible d’écouter tous les albums dont ce dernier en ligne dans la section Discographie du site web de Jorane.
Site web de l'Usine C.
Crédit photos : Vincent Dhulster